Les femmes et le secteur du BTP

Juil 22, 2020
admin

L’ESCT valorise la place des femmes en conduite de travaux

L’avenir du BTP passe (aussi) par les femmes !

Pour contrer les idées reçues comme quoi les femmes « n’auraient pas leur place sur un chantier », l’ESCT s’est mobilisée à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, pour mettre en lumière nos étudiantes, en cursus « conduite de travaux BTP ». Elles représentent aujourd’hui 18 % de nos effectifs, toutes formations confondues, et nous sommes très fiers d’en accueillir toujours plus chaque année…

2 visites de chantiers 100% féminines ont donc eu lieu juste avant le confinement, menées respectivement par Tania MARTINS (étudiante à l’ESCT Montreuil) et Lucie KIEFER (étudiante à l’ESCT Marseille). Retour sur ces 2 visites :

Visite du Chantier « AgroParisTech-INRA » de Tania, à Palaiseau (91)

Le 05 mars, les étudiantes de l’ESCT Montreuil ont visité l’opération de construction du Campus AgroParisTech-INRA (Palaiseau, 91).

Il s’agit du chantier sur lequel travaille Tania Martins, étudiante en formation BAC+5 « Directeur-trice de Travaux » et conductrice de travaux CEA (Corps d’États Architecturaux) chez CBC, filiale de VINCI Construction France.

Chiffres-clés
Construction de 8 bâtiments et d’un jardin central
2 800 tonnes d’acier
45 400 m3 de béton
102 000 m3 de terre évacuées
66 000 m2 de surface plancher
4.2 ha dont 2 ha de parc arboré
304 000 heures prévues en gros œuvre
7 grues et 3 centrales à béton
Effectif de pointe : 1 000 personnes
30% de femmes sur ce chantier.
Fin des travaux : 1er trimestre 2021

Comme l’explique Tania, « l’effectif humain peut atteindre un pic mensuel de 500 personnes sur ce chantier et 30 % des encadrants qui y travaillent sont des femmes. […] Hommes et femmes, nous travaillons tous en bonne intelligence avec un fort esprit d’équipe pour livrer ce projet au 1er semestre 2021 ».

Retrouvez ici l’intégralité de l’interview de Tania.

A noter que chez CBC, Filiale de VINCI Construction France, la diversité est un enjeu majeur : à ce jour, 26% des cadres sont des femmes et 7% d’entre elles sont en filière travaux.

Alors Tania, travailler dans le BTP en étant une femme ?
« Je dirais que c’est plutôt un avantage d’être une femme. Il y a un respect mutuel qui s’installe et sans doute une meilleure écoute de mes interlocuteurs. […] J’encourage vivement toutes celles qui souhaitent rejoindre la conduite de travaux à ne pas hésiter : si elles sont motivées et passionnées, elles trouveront leur place sur un chantier sans aucune difficulté et nous les accueillerons avec plaisir ! »

Visite du Chantier « Nouvelle Rive » de Lucie, à Vitrolles (13)

Le 10 mars dernier, 13 jeunes femmes, toutes étudiantes à l’École Supérieure de Conduite de Travaux (ESCT) de Marseille et qui s’engagent dans les métiers du BTP, ont été conviées par l’une d’entre elles sur le chantier Nouvelle Rive, à Vitrolles.

Après une phase de démolition en 2017, le chantier de construction a démarré en mars 2018. La fin des travaux est prévue pour 2021.

Le projet :
Maîtrise d’œuvre : R2M
Maîtrise d’ouvrage : Cogedim
580 logements (plus d’1/3 a déjà été livré)
8 commerces (livrés à l’été 2020)
Un immeuble de bureaux
Deux espaces verts
150 personnes travaillent sur le chantier dont une quinzaine de femmes
Coût total du projet : 70 millions d’€

« D’un point de vue environnemental, ce chantier nécessite beaucoup de dépollution et de préparation minutieuse pour la préservation d’une réserve naturelle de bien-être avec 130 espèces d’animaux, ainsi que la reconstitution d’un écosystème », explique Lucie Kiefer, étudiante en Master Directrice de Travaux à l’ESCT Marseille et Assistante Maîtrise d’Œuvre chez R2M .

Pourquoi une visite de chantier ouverte uniquement à des femmes ?

« Nous avons voulu profiter à la fois de la journée de la femme pour organiser une rencontre hors murs de l’école pour ces étudiantes, avec la visite d’un chantier dirigé et suivi par l’une de nos étudiantes en master, Lucie Kiefer », explique Patrice Pesme, directeur adjoint de l’ESCT.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le stratagème mis en œuvre a très bien fonctionné :« Certaines n’avaient jamais discuté entre elles auparavant alors que l’école est sur 500 m2 et qu’un couloir dessert un grand nombre de salles. Sortir du cadre, ça permet de mieux se connaître. », précise Patrice Pesme.

Alors Lucie, travailler dans le BTP en étant une femme ?

« Je trouve qu’il y a trop peu de femmes dans le bâtiment. Elles sont pourtant les bienvenues dans un secteur qui offre de nombreuses opportunités professionnelles à des postes très variés. Par ailleurs nous devons faire nos preuves, car nous sommes souvent jugées, mais une fois que nous avons fait notre place, il n’y a plus de différence homme/femme.
Être une femme peut être un atout sur le chantier. Comme le dit un de mes collègues, nous avons une autre façon de penser et de voir les choses, cela permet de trouver d’autre solutions. »

Un grand merci à nos étudiantes Tania MARTINS (ESCT Montreuil) et Lucie KIEFER (ESCT Marseille), de nous avoir ouvert les portes de leurs chantiers, ainsi qu’à nos 71 autres étudiantes, qui sont de parfaites ambassadrices pour tout le secteur du BTP : Emma, Flavie, Clara, Nelly, Axelle, Nolwenn, Marine, Lucie, Gulcin, Mathilde, Sarah, Elisabeth, Alexandrine, Fiona, Hana, Sabrina, Evane, Adélice Marie, Angelina, Tracy, Tiphanie, Livia, Margaux, Cassandra, Emilie, Laurine, Manon, Tiffaine, Sonia, Elsa, Natalia, Faustine, Solène, Elisa, Kelvine, Natacha, Inès, Isma, Daifaty, Myriem, Alice, Emilia, Justine, Célia, Emeline, Julie, Céline, Auxanne, Damya, Octavie, Ana Rita, Solenne, Estelle, Feyzanur, Marie, Léa, Eva, Jessica, Dilan, Lesia, Laurence.

Et comme le dit très justement l’une d’elles « les femmes sont des atouts en béton sur un chantier ! »

NOS ÉTUDIANTES PRENNENT LA PAROLE

« Je dirais que c’est plutôt un avantage d’être une femme. Il y a un respect mutuel qui s’installe et sans doute une meilleure écoute de mes interlocuteurs. […] J’encourage vivement toutes celles qui souhaitent rejoindre la conduite de travaux à ne pas hésiter : si elles sont motivées et passionnées, elles trouveront leur place sur un chantier sans aucune difficulté et nous les accueillerons avec plaisir ! »
Tania M. – Étudiante de l’ESCT Montreuil et Conductrice de Travaux CEA chez CBC, Filiale de VINCI Construction France

« Pour ma part, être une femme dans un métier dit « d’homme » est avant tout un challenge qui en vaut la peine. Les mentalités évoluent progressivement et les stéréotypes comme « il faut être fort physiquement pour travailler dans le bâtiment » commencent peu à peu à disparaître. […] Une femme a bien souvent une approche, une attitude et une vision différentes qui, associées à celles d’un homme, permettent une complémentarité efficace ainsi qu’une bonne harmonie professionnelle. »
Andrea V. – Ancienne étudiante de l’ESCT et Conductrice de Travaux chez Graziani TP

« Sur les chantiers ou au bureau, chaque jour nous traduisons au féminin la passion pour la conduite de travaux. Les hommes le reconnaissent : nous transmettons une image plus douce aux différents interlocuteurs et nous apportons une certaine modernisation dans le secteur du BTP. […] Sur le terrain, les hommes sont attentionnés parce que je suis la seule femme, mais je n’ai pas peur de me salir les mains. Et oui, il faut bien le dire…nous sommes des atouts en béton ! »
Lucie P. – Étudiante à l’ESCT Marseille et Conductrice de Travaux chez Gabarre – Vinci Énergies

« Être une femme dans le BTP, c’est bâtir « en douceur ». La mixité hommes-femmes apporte un nouveau souffle dans ce secteur. »
Stéphanie LC. – Ancienne étudiante de l’ESCT et Conductrice de Travaux chez Spie Batignolles

« Nous avons une autre vision des choses qui apporte un plus sur les chantiers. Alors que les hommes sont en général plus directifs, nous sommes plus dans l’analyse avec une approche différente du sujet et je pense que nous gérons mieux les problèmes ».
Célia F. – Étudiante à l’ESCT Marseille (SADE CGTH Marseille)

« Être une femme dans ce milieu dit masculin n’est pas un problème. Si certains sont parfois un peu réticents, on arrive rapidement à un climat de confiance. »
Angélina M. – Étudiante à l’ESCT Marseille (Triverio Construction)

« Je n’ai jamais eu de problèmes sur les chantiers. La place des femmes dans le BTP se démocratise et les hommes sont davantage à l’écoute et respectueux. Ils nous aident lorsque nous en avons besoin ».
Octavie Emery – Étudiante à l’ESCT Marseille (ALT O Etanchéité)

« C’est un milieu où les femmes n’ont pas encore beaucoup de place, mais ça évolue. Il y a de plus en plus de filles en formation. Je n’ai aucun problème à travailler avec des hommes qui m’ont très bien intégrée dans l’équipe. »
Inès R. – Étudiante à l’ESCT Marseille (Zanetto SAS)

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